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Apostrophes, 16 mars 1990

 

Interview d'Hervé GUIBERT, auteur du livre A l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie, et atteint par le virus du sida. Pendant des années il dit l'avoir tenu loin de lui par superstition. Il a assisté à la mort de Michel FOUCAULT dont il était l'ami depuis 1977. Les moments insoutenables qu'il a vécus à son chevet à l'hôpital, il les écrivait pour les exorciser.Critiqué par un journal à sensation d'avoir étalé la vie privée de FOUCAULT dans son livre, il explique qu'il s'agissait également de sa vie, et que FOUCAULT était un homme très libre qui avait lui-même donné une interview à un journal sur le sado-masochisme.A la nouvelle de sa contamination, le monde s'est écroulé, mais cette expérience, savoir qu'il va mourir bientôt, l'a forcé à accomplir un travail important sur lui-même. Quand il s'est rendu compte que les promesses de guérison d'un ami américain n'étaient que faux espoir, Hervé GUIBERT a senti qu'on l'avait tué. Ce livre est destiné à tuer celui qui l'a fait espérer. Il termine cette interview sur son éventuel suicide : il s'est beaucoup renseigné; il y pense par moments.

 

Images d'archive INA
Institut National de l'Audiovisuel

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