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Des Aveugles (1985)

 

Paris, Gallimard, 1985, collection Folio, 1991.

 

Présentation de la quatrième de couverture :

« Trois aveugles : la femme, le mari, l’amant. Comment ils se rencontrent, comment ils s’aiment, comment ils s’entre-tuent. Un récit d’épouvante, puisque c’est le mode de lecture préféré des aveugles.
Dans ce livre sans pitié, à la fois documentaire et fantasmagorique, les visions de l’obscurité définissent un nouveau système de voluptés et de frayeurs. »


Hervé Guibert à propos de Des Aveugles :

« Je me suis beaucoup servi pour écrire, surtout au début, des photos d’aveugles qu’a faites Sander dans les années 30. Pour bien des gens, ces photos sont intenables. D’ailleurs, dans le classement qu’il fait, Sander place les aveugles juste après les juifs persécutés par le nazisme, après les victimes de la guerre, les défigurés, les victimes d’explosion, et juste avant les morts. Si l’image de la mort est la moins regardable des images, il est troublant de penser que pour Sander, l’image des aveugles se situe juste avant l’irregardable. »

« Les aveugles d’Hervé Guibert », entretien avec Catherine Francblin, Art Press, avril 1985, p.46.

Extrait :

« Le noir était pour les aveugles une couleur aussi inconnue que le blanc ou le rose. Aucun œil ne voyait noir, tout comme aucune oreille de sourd ne pouvait transmettre un silence, mais une absence de silence ou de stridence. Les aveugles ne voyaient rien, tout simplement. Ils ne vivaient pas dans les ténèbres, car le nerf qui aurait pu leur en donner la conscience était amorphe. »

Hervé Guibert, Des Aveugles, Paris, Gallimard, Collection, Folio, 1991, p.33.

 

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