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Vice (1991)

 

Paris, Jacques Bertoin, 1991, réédition Gallimard, coll. L'Arbalète, 2013.

 

Présentation :

« Vice compose une double collection (de brefs ‘récits secrets’ vieux de dix ans) : d’un côté des ‘articles personnels’ (de la lime à ongle au fauteuil à vibrations), de l’autre des lieux d’‘un parcours’ (du cimetière d’enfants au palais des monstres désirables). Le vice est dans la méticulosité, l’ironie suspendue qui accompagne des actes excessifs dont les corps sont le plus souvent l’objet, travaillés par des désirs souvent infimes, inattendus, dont la cruauté tient aussi au fait qu’ils ne semblent portés par aucun personnage, et sont comme en attente de fictions possibles. »

Raymond Bellour, « Double jeu », Le Magazine littéraire, octobre 1991, pp.84-85.

Extrait :

« Le gant de crin

Le gant de crin est d’abord un gant dans lequel on met la main, mais il est fait non de soie ou de dentelle, mais d’un tissu rugueux, conglomérat de ficelle éventuellement, qui égratigne superficiellement la peau. On se fait des frictions d’eau de Cologne, ou de camphre dont on vante les vertus aphrodisiaques, afin d’en échauffer un muscle endolori, détacher la peau déjà déliquescente. Le gant de crin est un instrument plutôt masculin, destiné à raffermir le corps, mais certaines femmes dont la peau ne supporte ne l’eau courante ni les alcalins l’emploient volontiers. »

Hervé Guibert, Vice, Paris, Jacques Bertoin, 1991, p.16.

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