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Zouc par Zouc. L'entretien avec Hervé Guibert (1978)

 

Paris, Balland, 1978. Réédition aux éditions Gallimard, Coll. l'arbalète, 2006.

 

Présentation :

«A la lecture de cet entretien devenu livre, sorte d'autoportrait thématique composé de 24 entrées telles que "Le souvenir", "Les enterrements" ou "L'asile", on comprend que ces deux artistes [Hervé Guibert et Zouc] aient exercé, l'un sur l'autre, une fascination mutuelle. Zouc, comédienne suisse dont les spectacles surent marquer toute une génération, y expose en effet ses souvenirs tour à tour amusants, cocasses, émouvants voire douloureux, les souvenirs d'une enfant différente physiquement, fascinée par la mort et à l'esprit pourtant espiègle. [...] Guibert se retrouva certainement dans le récit de cette expérience de la différence, de la singularité, lui qui avait déjà entrepris son œuvre centrée sur le dévoilement de soi dut être séduit par celle qui déclarait : "Je refuse l'intimité, je déteste le privé. Pour moi, il n'y a pas les choses qu'on peut dire, et celles qu'on ne peut pas dire. Dans l'ensemble de mes rapports, je ne cache rien"».

Arnaud Genon, « Zouc, l'unique; Zouc et Hervé Guibert, Zouc par Zouc. L'entretien avec Hervé Guibert », Parutrions.com, 15/11/2006.

Hervé Guibert à propos de Zouc par Zouc. L'entretien avec Hervé Guibert :

«Une autre rencontre très importante [... en] 1973 ou 1974 : Zouc. Un coup de foudre au cours d'une interview. Dans un café on a parlé longtemps, les lumières se sont éteintes, on nous a fichus dehors, c'était l'hiver. Emmitouflée, tout en noir, comme toujours, elle a disparu, c'était étrange. [...] On s'est mis à avoir un rapport curieux ; très tendre, très physique aussi, magnifique.»

« Je disparaîtrai et je n'aurais rien caché », entretien avec François Jonquet, Globe, février 1992, p.108-109.

Extrait :

« La grand-mère de mon spectacle j'ai mis deux ans à la faire et tout à coup, hop, mes mains étaient arthritiques, j'avais une bosse dans le dos et tout s'est placé naturellement. Quand je fais la grand-mère, je me sens comme elle dans son fauteuil et je la vois en même temps. C'est ça la bizarrerie de ma façon d'aimer les gens. Comme les escargots, je traîne quelque chose sur mon dos : tous les personnages que je vois, je les traîne pendant un bout de temps jusqu'à ce qu'ils soient trop lourds, ou trop légers. Alors je les balance, ou ils se décrochent tout seuls.»

Zouc par Zouc. L'entretien avec Hervé Guibert, Paris, Gallimard, Coll. l'arbalète, 2006, p.28.

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